Votre avis est important…

Merci beaucoup pour votre écoute, votre travail lors de nos cours. C’est grâce à votre expérience et à votre avis que je peux améliorer mon travail de formatrice. A très bientôt pour une prochaine intervention … Mary Haway

L’exposé S.P.R.I.

La méthode est celle de Timbal Duclaux

  • S = Situation
  • P = Problématique
  • R = Résolution
  • I = Informations

ce sont les quatre étapes de votre travail, de votre raisonnement mais aussi de votre présentation, donc ce sont les quatres titres qui doivent figurer sur votre écrit, support, et power point …

Cet article s’inspire d’un ouvrage aujourd’hui épuisé, rédigé par Louis TIMBAL-DUCLAUX portant le Titre « La méthode SPRI – Organiser ses Idées-Bien rédiger » publiée aux édition REITZ en 1983

Source: https://data.bnf.fr/temp-work/0434f02a5a4f19f3d187d621948ba604/

SPRI est l’acronyme de (Situation-Problème-Résolution-Information) c’est une méthode basée sur l’idée qu’on s’exprime pour cerner à l’intérieur d’une Situation insatisfaisante le Problème le plus important, en le reformulant précisément ; on le règle ensuite de façon d’abord théorique (Résolutions) puis en détail, dans ses aspects pratiques (Informations).

Dans vos communications orale ou écrites on distingue quatre étapes :


0 ) (e) Entrée en matière ( facultative à l’oral )
L’entrée en matière est rarement nécessaire. Elle ne se justifie que dans 4 situations :
▪ Pour relier le propos à une situation réelle de l’auditoire Ex: préambule à un discours
▪ Pour relier le propos ou discours à des propos ou discours antérieurs ou à venir. C’est alors une sorte d’éditorial ou de transition.
▪ Pour replacer le propos dans un contexte particulier (ex: audit, diagnostic, mémoire de stage,…)
▪ Pour situer l’objet d’un mémoire d’étude dans un cursus scolaire ou universitaire et si besoin justifier le choix d’un sujet ou d’un organisme.


Partie 1 ) D’abord décrire la situation (S)
Avant de rentrer dans le détail du sujet, il est fondamental de décrire « la plateforme de départ » Parce que tout raisonnement se décompose en étapes successives, et pour se faire comprendre il est indispensable de partir du même point de départ. Il ne s’agit pas de tout dire, mais de présenter les aspects majeurs de la situation qui prendront de l’importance dans la suite du raisonnement. Dans cette rubrique (S) vous devez placer des faits ou des groupes de faits : Les plus objectifs – Les plus faciles à comprendre – Qui constituent une base de départ acceptable par tous.
Si votre texte est long cette partie peut être subdivisée en deux sous partie : Situation générale et Situation particulière ou Situation ancienne et Situation nouvelle …/… ( On pourra peut- être parler d’indication des conceptions premières mobilisées lors du discours)

C’est la phase de récupération et d’analyse des données. C’est aussi l’occasion de s’entendre ou de choisir les définitions qui seront utilisées pour faire référence aux concepts ( disciplinaire / scientifiques ) utilisés dans votre exposé.

Ici vous pouvez également cadrer votre sujet, de façon pragmatique et lui donner un cadre théorique. Vous encadrer donc et délimiter la réflexion à venir.


Partie 2) Ensuite montrer ou se situe le problème (P)
Dégager le problème et ses causes : du grec problema ou latin objectum : « qui est jeté devant ».
C’est par nature quelque chose de relatif à un acteur donné dans une situation donnée. Un problème est toujours lié à une situation. On différencie une question d’un problème car la question peut trouver sa réponse dans un simple « oui » ou « non », alors qu’un problème demande une résolution structurée et expliquée, ou discutée en étant confrontée à une application.
D’autre part un problème n’existe que parce que l’acteur en question à un but ou un objectif à atteindre.
Enfin un problème n’a jamais un seul critère de résolution mais plusieurs, il faut donc préciser son système ou sa hiérarchie de valeur.

Cette démarche nécessite la recherche de la cause du problème, le manque, l’obstacle réel, car cela permettra de formuler une réelle problématique.


Partie 3) Puis exposer sa résolution de principe (R)
Dans cette troisième partie vous n’allez décrire que les grands principes de vos solutions les détails viendront plus tard (clarté oblige)
Vous présentez votre solution comme la boite noire d’un processus avec les données entrantes et les données sortantes.
Dans certains cas vous devrez aussi défendre votre solution vis-à-vis de solutions concurrentes. Dans ce cas soit vous commencez par les autres solutions en présentant surtout leurs inconvénients pour terminer par la vôtre. Soit, vous commencez par la vôtre et démontrez ses avantages puis vous critiquez ensuite les autres en montrant qu’elles sont moins bonnes, voire inadaptées.
Selon que cette partie (R) comportera l’examen d’une ou de plusieurs solutions elle sera plus ou moins longue. Par exemple sous forme d’hypothèses ou d’arguments
Dans tous les cas il faudra prendre parti en faveur de la solution ou les combinaisons de solutions que vous estimez la ou les meilleure(s).


Partie 4) Continuer à détailler cette solution globale en un certain nombre d’informations (I)
Les informations détaillées ou pratiques. C’est ici que vous pouvez décrire avec autant de détails que vous souhaitez, le fonctionnement de votre système, ses modalités de vente, d’installation, de mise en service…. Si besoin cette partie peut être bien plus longue que les 3 précédentes. Allez de l’essentiel à l’accessoire.
S’il s’agit de la vulgarisation d’un procédé, organisez le texte comme pour une visite.

Vous donnerez par exemple des  » préconisations « , en détaillant plus ou moins la faisabilité de certaines idées de la partie 3. Vous pouvez donner des éléments de budget, de coût, de planification et surtout chiffrer les résultats attendu, évaluer les risques, les retombées…

Les informations peuvent être visuelles, schématisées, imagées dans une vidéo…

Vous pouvez même intégrer une dynamique d’échange avec votre public sous forme de questions-réponses ou jeux.


Enfin conclure en terminant (t) ( facultative à l’oral )
Le plan se termine par la conclusion dans laquelle on peut résumer brièvement les étapes.
(S) et son caractère non satisfaisant,
(P) le problème et ses causes,
(R) la résolution de principe comparée ou non aux autres,
(I) les informations détaillées qui l’explicitent.
On peut également indiquer dans cette partie les résultats obtenus.

Une ouverture est possible dans certains cas.

Méthode du cas pratique

CAS PRATIQUES / Questions juridiques contextualisees – Mise à jour 2020 Mary Haway

Capacité à raisonner juridiquement. Le cas pratique permet de vérifier l’aptitude de l’étudiant au raisonnement juridique. Cet exercice se présente sous la forme d’une petite histoire qui met aux prises plusieurs protagonistes et qui débouche sur un litige qu’il faut résoudre.

Le cas pratique constitue un exercice délicat car il faut :
– d’abord, bien comprendre le problème juridique que soulève la situation de fait qui est relatée ;
– ensuite, découvrir la solution, abstraite ;
– enfin, appliquer cette solution au cas d’espèce.

I. Travail préparatoire

Au fond, trois étapes doivent nécessairement jalonner la résolution d’un cas pratique.

Exposé du problème de droitLa démarche adéquate pour franchir avec succès cette difficulté initiale consiste, pour commencer, à sélectionner parmi les faits de l’espèce ceux qui présentent un intérêt et à les qualifier, c’est-à-dire les faire entrer dans une catégorie juridique. Une fois, ce travail de sélection et de qualification opéré, il faut identifier la ou les questions de droit que pose le cas d’espèce et les exposer avec clarté et précision. Ce premier passage de la situation de fait à l’exposé du problème juridique étant franchi, il convient de déterminer la ou les règles juridiques applicables.

Énoncé de la solution abstraite. Après avoir exposé le problème de droit, il s’agit d’indiquer la règle de droit applicable au cas d’espèce. Ici, il ne s’agit pas encore de donner la solution du problème juridique que pose le cas pratique mais de formuler la règle abstraite qui permettra de le résoudre. Souvent cette règle est complétée par la jurisprudence qui interprète ou complète la règle. Vous pouvez également trouver des « exceptions » à la règles, qui peuvent aller jusqu’à la « contredire » dans certains cas…

Application de la règle abstraite au cas concret. Cette dernière phase de l’exercice consiste à appliquer au cas d’espèce la règle juridique abstraite précédemment énoncée, en expliquant et en justifiant les réponses que vous préconisez. Il est important de comprendre que ce qui importe à ce stade, c’est moins l’exactitude de la réponse qui est proposée que la qualité de l’argumentation et la cohérence de la démarche intellectuelle. L’essentiel n’est pas d’affirmer une solution, mais de l’expliquer et de la justifier par un raisonnement rigoureux et une argumentation précise. À tel point, qu’il est opportun, si du moins le cas d’espèce le permet, d’envisager les diverses solutions qui peuvent être apportées en discutant du bien-fondé de chacune.

II. Rédaction

En définitive, la démarche du cas pratique consiste en un syllogisme qui, à partir d’une situation de fait et en passant par une règle de droit, conduit à la solution du cas concret. En ce qui concerne la forme de cet exercice, elle est empreinte de liberté. Tout juste signalera-t-on que si plusieurs questions sont posées dans le cas, il est de bonne méthode d’y répondre successivement, tout en prêtant une particulière attention aux possibles interférences entre les différentes réponses.

Vous devez donc à minima rédiger 3 parties dans votre réponse et indiquer leurs titres:

  • Problème de droit
  • Principes & exceptions de droit / ou / règles juridiques
  • Applications au cas / ou / solutions

Vous pouvez, en BTS, par exemple, ajouter les FAITS qualifiés, avant de poser votre problème de droit.

Méthode Cas BTS éducation nationale: